Sunday, May 28, 2006

Visite douane de Miragôane

Pour cette présentation dans le sud-est, nous avons pris des précautions car le coin est plutôt hostile aux institutions de l’Etat. La présentation sur le site de la douane était risquée car le bâtiment n’est pas sécurisé, tout le monde rentre et sort comme dans un moulin. Et du monde, il y en a, car autour de la douane c’est le grand marché de la région. La ville est un demi entonnoir et le bâtiment de la douane est tout en bas. Une seule rue mène au bâtiment donc impossible de s’échapper facilement s’il y a une embrouille. Nous avons donc invité les douaniers et les acteurs externes de la douane dans un hôtel. Pour être encore plus tranquille, nous avions des policiers pour nous protéger sur tout le trajet et pendant la présentation.
Avant d’arriver à Miragôane, nous avons fait une halte à Petit Gôave. Ce poste de douane est situé dans cette ville mais comme le quai de débarquement des marchandises, à côté du bâtiment de la douane, s’est effondré, il n’y a plus d’activité dans ce bureau. Par contre, il y a toujours les 11 douaniers affectés qui attendent que le temps passe toute la journée à leur bureau…impressionnant.

Pour atteindre Miragôane, nous empruntons la seule route possible dite « Route du Calvaire ». Ce n’est pas un voyage que nous faisons, c’est une épreuve de franchissement pour le Paris-Dakar. Aller-retour, c’est 7h de route, secoués comme des pruniers…c’est épuisant. Je vous donne aussi une petite vidéo de nos exploits routiers.


Vidéo voyage - clic ici pour voir

Me voilà en pleine présentation…pas mal non ? Un des directeurs adjoint était là aussi.


Avant de rentrer, nous avons terminé avec un bon repas sous les plantes tropicales. Nos anges gardiens restaient tout prés mais eux avaient des gilets par balle, pas nous.

Friday, May 19, 2006

Vénézuéla (1)

Me voici de retour du Vénézuéla où je donnais un cours de développement aux experts des Nations Unies et à l’équipe informatique des douanes vénézuélienne.
J’y suis allé avec le directeur des douanes d’Haïti qui venait, lui, visiter les installations douanières en matière de lutte contre la contrebande. Comme un changement de gouvernement est en cours à Haïti suite aux dernières élections présidentielles, les autorités Vénézuéliennes ont considéré cette visite comme une visite officielle.
Résultats : accueil avec protocole à l’aéroport, pendant les deux jours que restait le directeur d’Haïti pour les déplacement nous avions cortège avec voitures officielles plus motards pour ouvrir la route, quand notre voie d’autoroute est bouchée, pas de problème, prise de l’autoroute à contre sens avec les motards, gardes du corps, toujours une personne disponible pour nos moindres désirs, tout juste si on nous portait pas pour ne pas nous fatiguer et cadeaux de bienvenue…la grande classe.
Petit déjeuné avec le super intendant du SENIAT (organe qui dirige la douane et les impôts).Une des personnes des plus influentes, surnommé Napoléon ou le Capitaine tant sa volonté est grande. Depuis 3 ans, il y a une grande campagne pour que les entreprises, les personnes payent les taxes, leurs impôts, fassent leur déclaration…Le SENIAT, c’est l’organisme le plus puissant au Vénézuéla. On nous a promis les photos de ce petit déjeuné prises par les photographes officiels.

Mes cours ont commencé avec un peu de difficulté car mon espagnol dormait depuis presque 20 ans. Sans le vouloir, j’ai souvent commencé mes phrases en anglais. Au bout de 3 jours, j’ai fait de grands progrès, du coup, ils m’ont demandé de rester une semaine de plus pour terminer tout le cycle de formation.
Des cadeaux : corbeille de fruits livrée dans les chambres et statut de Simon Bolivar, Monsieur indépendance du Vénézuéla, offerte par le super intendant du SENIAT.


Tuesday, May 09, 2006

Le retour

Me voici de retour du Vénézuéla, je vous donnerai bientôt un résumé de mon voyage et des photos.
Le retour à Haïti se fait sous la tension car cela fait 1 semaine qu'il n'y a plus d'électricité sur Port au Prince. Pourtant, il pleut la nuit et l'unique centrale hydrolique devrait fonctionner.

Autre tension, c'est l'arrivé d'un nouveau fournisseur de téléphonie mobile GSM. Actuellement, un seul fournisseur profitait du désir des gens à rejoindre la modernité (qui s'est gavé en faisant payer même la reception des appels).
Le nouveau, DIGICEL, reprend les portable du concurrent et en donne un nouveau avec une activation gratuite. Devant les succursales de DIGICEL, ce sont des files d'attentes interminables qui commencent avant l'ouverture. Des succursales ont été attaquées. il se dit que "DIGICEL donne le téléphone au peuple". C'est la guerre pour obtenir sa puce. Malheuresement, les personnes, qui sont prêtes à s'entretuer pour obtenir leur ligne, sont les plus pauvres. 3 minutes de communication, c'est un voyage pour traverser la ville en transport en commun et c'est 20% du salaire minimum journalier que la majorité est trés loin de gagner. En tout cas la guerre des prix commence, c'est au moins un avantage, à moins que les deux compagnies s'arrangent discretement, ce qui ne serait pas étonnant non plus à Haïti.